Matières · 15 oct. 2026
Le bogolan, la terre qui écrit
Au Mali, le bogolan se peint avec de la boue fermentée sur un coton teint aux feuilles. Un tissu né de la terre, aux motifs graphiques reconnaissables entre tous.

Bogolan vient du bambara : « bogo », la terre, et « lan », issu de. Le nom dit tout : ce tissu malien tient sa couleur de la boue.
Une teinture en plusieurs étapes
Le coton tissé à la main est d'abord trempé dans une décoction de feuilles qui le teinte en jaune. On peint ensuite les motifs avec une boue riche en fer, laissée à fermenter : au contact des feuilles, elle noircit la fibre. On rince, et le dessin apparaît en brun profond sur fond clair.
Des motifs porteurs de sens
Points, lignes, losanges : les signes du bogolan avaient autrefois une valeur protectrice ou racontaient un événement. Ils inspirent aujourd'hui designers et créateurs bien au-delà du Mali.
L'entretenir
Lavez le bogolan à la main, à l'eau froide, sans savon agressif, et faites-le sécher à l'ombre : les pigments naturels restent ainsi vifs plus longtemps.